Grandes étagères en métal et bois de style industriel

 

Pied de pylône électrique en métal

Voici sur le thème des Pylônes électriques le résultat d’une commande de RTE ( Réseau Transport Électricité)

Les commanditaires souhaitaient mettre en valeur en interne, dans leur nouveaux locaux, les différents éléments constituant un de leur cœur de  métier : le transport électrique aérien. L’idée était de faire une étagère dont les constituants ( profils, boulons,rivets) et la forme, fassent un rappel de la structure des pylônes électriques hautes tension.

Pas aussi évident que cela puisse paraitre! Plusieurs réunions à l’atelier ou dans leur locaux ont été nécessaires afin de mettre en place de façon cohérente l’équilibre entre les besoins et le visuel.

Le premier point important concerne les objets à mettre en valeur, qui présentent une charge non négligeable, certains éléments comme les isolateurs pesant plusieurs kilos. Le choix de reprendre les mêmes dimensions de profils en métal que ceux des vrais pylônes permit de compenser la surcharge.

Le deuxième point important, qui découle du premier, est celui du poids de l’étagère en elle-même qui monte, à vide, à quelques centaines de kilos.

Le troisième point étant celui de la mise en sécurité de l’ensemble, point résolu en  fixant l’ensemble au sol à travers le plancher technique, afin que l’étagère ne puisse basculer, dans les conditions normales d’utilisation.

Étagères en métal et bois

Les dimensions, 2.50m de haut x2.60 m de long sur 0.40 de profondeur, le poids, et l’ensemble devant être posé au 3ème étage d’un bâtiment neuf, la faire entièrement démontable devint une nécessité. Ce qui entraina un vrai casse tête, de type Meccano.

Au niveau du design, plusieurs dessins préparatoires  3D permirent, lors des rencontres de déterminer la forme finale. L’originalité résidant dans le pan coupé, rappelant les flèches supportant les isolateurs, ainsi que dans le pied triangulé. Celui-ci demanda particulièrement d’attentions au dessin et à l’atelier, les angles étant différents, donc demandant des assemblages moins aisés à mettre en place en fonction des profils en cornière, que ceux d’origine.

Les plateaux sont réalisés en bois vieilli.

La peinture spécifique et les boulons ont été fournis par le client, car ce sont ceux utilisé pour les pylônes.

Grandes étagères en métal et bois achalandées

Tous les plans et droit de propriété appartiennent à RTE.

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Portail contemporain en fer forgé deux vantaux

Contemporain … mais pas tout à fait

Portail deux vantaux de styles contemporain et roman

Trois interlocuteurs: l’architecte, le client, le ferronnier

Deux époques:  contemporain et roman

Deux matières: fer pur et acier (type Corten),

Deux techniques : forge au charbon de bois et presse plieuse numérique,

s’associent dans un même projet:

Situé en bourgogne, près d’un bâtiment classé du XIIème siècle, le propriétaire désirait pour clore sa propriété « … une création originale qui se fonde dans le paysage: minimaliste, élégante, discrète et belle à la fois. »

« PORTAIL  :  Distance  entre  piliers  =  409  cm , section  des  piliers =  33  cm, hauteur = 205   cm

PORTILLON :   Distance  entre  piliers = 105  cm, section des  piliers = 33  cm, hauteur =     200   cm

ALLURE GÉNÉRALE SOUHAITÉE : SOMMET DU PORTAIL   =   PAS DE CHAPEAU DE GENDARME   –  DROIT   OU  EN  POINTE DE TRIANGLE  ou / UN MOTIF DÉCORATIF

VENTAUX =  Hauteur au centre =    200  cm =  Hauteur  coté pilier   =   160  cm  REMPLISSAGE  SUR TOUTE LA HAUTEUR,  VOIR TÔLE DE REMPLISSAGE  EN  ACIER  CORTEN   (éventuellement)… »

Suite à ce courrier, j’ai commencé par les études sur l’aspect général. J’ai défini  une dizaine de projets, tous différents, que j’ai soumis au client. Après réflexions, celui-ci a porté son choix sur une association possible de deux dessins : d’un côté le fronton en triangle, de l’autre l’agencement des tôles bord à bord.
J’ai alors porté l’étude sur une recherche iconographique de travaux d’époque romane afin que le fronton fasse corps avec l’environnement. Deux motifs  pouvaient s’accorder de façon heureuses, bien que ne provenant pas de la même source:

L’un est inspiré d’un détail d’une des grilles intérieures de l’abbatiale de Conques ( XIIème siècle) et l’autre  d’un détail d’une des grilles des fonds baptismaux de l’église Saint Pierre de Toulouse ( XIIème siècle, motif central)

motif Toulouse

Bien qu’elle ne soit pas de la région bourguignonne, j’ai choisi cette dernière car elle comporte un motif de croix particulièrement remarquable. Ce choix est aussi dû au fait qu’une croix plus classique serait plus du domaine des entrées de cimetière…
( Il faut noter qu’au début du XIIème siècle les grilles romanes ne comportaient pas de fronton. Ce n’est que vers la fin du siècle que commencent à apparaitre des piques et des ornements en « plates « ( tôles) J’ai donc du en inventer un, conforme au style de l’époque.)

La croix, au dessin reconstitué tel qu’à l’époque, est positionnée en partie centrale et répartie sur chaque vantail. En position fermée les deux parties réunies se complètent. Les frontons sont réalisés en fer pur.( auto patinable, résistant à la corrosion, utilisé à l’époque romane, forgé au charbon de bois, très ductile) et assemblés par rivets et colliers.

Façonnage de la croix centrale

Demi motif en court.

Le client m’envoie  alors « … une photo de croix occitane, que j’ai trouvé l’été dernier  dans l’Aveyron aux environs de Conques, dans une église... » C’est ainsi qu’a pu être défini le fronton du portillon.

Motif inspirant pour le portillon

Positionnement de la partie choisie du motif

Portillon en place

Pour la partie en dessous du fronton, l’architecte dplg Valérie Flamant m’a fait part de son désir que les tôles en acier Corten ( acier autopatinable, résistant à la corrosion) ne soient pas simplement posée bord à bord, mais qu’il serait préférable de leur donner un relief, ce qui accentuerait le côté contemporain. Un espace périphérique défini à 2cm2 fera l’affaire.

Les vantaux n’étant recouvert que sur la face extérieure, cela imposait de créer un espace entre les tôles et la structure afin que l’eau de pluie et de condensation ne stagne pas sur celle-ci. Des rondelles de plomb, faites maison, ont été donc prévues à chaque emplacement des vis fixant les tôles. Ces rondelles permettent de créer un vide de quelques mm sans nuire au bon maintient des tôles tout en permettant à l’eau de s’écouler librement.

La façon des tôles a demandé un long travail d’étude préparatoire afin qu’il n’y ait pas d’erreur au moment du pliage pour que les surfaces soient bien alignées entre elles. Le pliage en lui même a pris 12 heures à deux ( un grand merci à Jean-Jacques de l’entreprise de métallerie JJH Michaux à Chéméré, et à David pour son aide précieuse pour le pliage et la découpe ) Une fois le montage effectué, un espace de 2cm de profondeur et de 2cm de largeur, créant le relief, se trouve en périphérie de chaque tôle.

L’ensemble devant être démontable pour faciliter le transport et le montage, les tôles devaient prendre une forme de bac à rebord qui permettait de les positionner l’une sur l’autre afin de les visser ensemble sur la structure, suivant un ordre précis prenant en compte les épaisseurs.

Tôles avant montage

Pour marquer un peu plus le côté religieux , mais de façon discrète, de petites croix en tôle sont fixées à chaque intersection, assurant la finition.

croix de finition des tôles

Autre détail: les gonds supérieurs sont à lacet démontables, la base reposant sur crapaudine.

Gonds à lacets démontables

Portail dans son environnement.

Montage sur ouverture automatique réalisée par le client.

Un grand Merci à Valentin Yvenat ( stagiaire à l’époque ) et Raphaël Mégrier pour leur collaboration dans la réalisation de ce bel ensemble.

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